À l’occasion des Journées Européennes des Métiers d’Art 2026, le Campus des métiers et des qualifications d’excellence Design, Matériaux et Innovation met à l’honneur…
Gabin BAROZZI

Gabin, 21 ans, s’est déjà forgé un parcours solide dans l’univers du métal.
Aujourd’hui en deuxième année de BMA Ferronnerie d’art au lycée Jean Monnet d’Yzeure, il s’inscrit dans une formation qui mêle savoir-faire traditionnel et création.
Originaire de Bourg-en-Bresse, il grandit dans un environnement proche de l’artisanat. Son père est tatoueur et, enfant, il observe également un voisin ferronnier d’art chez qui il donne parfois un coup de main.
Dès l’âge de 12 ou 13 ans, l’idée de travailler le métal commence à s’imposer.
Après un baccalauréat professionnel en chaudronnerie, il choisit de se spécialiser et intègre un CAP Ferronnier d’art à Saint-Amour, dans le Jura, avant de poursuivre en BMA.
Depuis trois ans, il se forme en alternance : d’abord dans une petite entreprise artisanale, puis aujourd’hui chez Pouenat à Moulins.


C’est au cours de sa formation que Gabin décide de se lancer dans le concours Meilleurs Apprentis de France (MAF). Pour lui, cette expérience représente à la fois un défi personnel et une étape importante dans son apprentissage.
Lors de sa première participation, entre septembre 2024 et mai 2025, il réalise une barre d’appui de style Louis XV et obtient la médaille de bronze départementale.
Une première reconnaissance qui le motive à pour aller plus loin.
Cette année, il retente l’aventure avec un nouvel objectif : viser plus haut. Pour cela, il travaille sur un garde-corps de style Louis XVIII.
Pour Gabin, l’excellence dans les métiers d’art se résume avant tout à une idée simple : la qualité du travail.
« C’est une exigence qui valorise le geste et donne du sens. »


Il voit les métiers d’art comme un domaine capable de transformer une matière brute en objet porteur de beauté et de sens.
Après son BMA, Gabin souhaite continuer à apprendre sur le terrain et envisage de travailler dans différents ateliers de ferronnerie, de préférence dans des maisons attachées aux savoir-faire traditionnels.
Son objectif : accumuler de l’expérience, découvrir différentes méthodes et enrichir sa pratique.
Créer son propre atelier fait également partie de ses ambitions, mais pas immédiatement.
« Il faut d’abord apprendre le métier dans toute sa complexité : la technique, la relation avec les clients et la gestion d’un atelier. »