À l’occasion des Journées Européennes des Métiers d’Art 2026, le Campus des métiers et des qualifications d’excellence Design, Matériaux et Innovation met à l’honneur…
Hugo SERODES

À 21 ans, Hugo incarne déjà la détermination et l’exigence que demandent les métiers d’art.
Enfant, il s’imaginait pourtant devenir architecte.
Aujourd’hui apprenti vitrailliste, il prépare actuellement un BMA Décorateur au Lycée Jean Monnet d’ Yzeure, après un CAP réalisé en alternance dans l’atelier de vitrail où il travaille toujours aujourd’hui, près de Genève.
D’abord engagé dans un CAP de charpente, il se rend vite compte que ce n’est pas sa voie.
En se rappelant d’un stage de troisième chez un vitrailliste, le déclic se fait. À 17 ans, Hugo choisit de s’y consacrer pleinement.
Pour Hugo, le travail du vitrail se résume en trois mots : polyvalence, précision et patience.


« Le concours pousse à analyser chaque détail :
chaque ligne, chaque proportion, chaque pièce. »
Il a présenté au concours Meilleurs Apprentis de France (MAF) son expertise à deux reprises, en 2024 puis en 2025, d’abord en fin de CAP puis en première année de BMA. À chaque fois, il obtient la médaille d’or départementale et régionale.
S’il a choisi de se lancer dans ce concours, c’est avant tout pour se situer : mesurer ses compétences, comprendre son niveau et identifier ses points forts et ses faiblesses.
Hugo prend conscience, lors de ces expériences, de l’importance d’avoir de la rigueur dans les proportions et la précision du tracé, notamment sur des vitraux géométriques.
Pour Hugo, le concours est une vraie valeur ajoutée et permet une prise de conscience, de mesurer sa progression mais aussi réaliser une pièce complète, avec un objectif concret, ce qui est parfois plus rare en formation.
Pour lui, les métiers d’art sont profondément personnels. Chaque œuvre reflète celui ou celle qui l’a réalisée.
« On reconnaît une main, un trait, une sensibilité. »


Son ambition est désormais de maîtriser pleinement son métier, mais aussi de comprendre toutes les dimensions de l’atelier : la création, la relation avec les clients, la gestion et l’autonomie.

Il aimerait également développer davantage l’aspect créatif de sa pratique, explorer de nouvelles techniques et partager son travail à travers des projets personnels ou des expositions.
Hugo envisage d’autres concours si l’occasion se présente. Non par goût de la compétition, mais comme moteur de progression.
Pour lui, l’excellence est une exigence quotidienne :
« C’est une manière de se dépasser, d’être méticuleux et de ne rien laisser au hasard. »