Campus DM&I

À Clermont-Ferrand et à Yzeure, étudiant·es en art et en verre construisent ensemble des mondes miniatures. Un projet soutenu par le Campus DMI dans le cadre du projet De-MAIN.

Parcs d’attraction, cités idéales, villes nouvelles, villes-sanctuaires, villes de loisirs : tous ces lieux sont planifiés et scénographiés jusqu’au moindre détail. Ils répondent à des visées très diverses. Certains ont vocation à résoudre des problèmes sociaux, économiques ou politiques, d’autres projettent l’image d’un futur désirable ou inventent des univers parallèles, festifs et immersifs.

 

 

 

 

 

 

C’est ce terrain que va explorer Dreamlands, un projet pédagogique porté par l’École supérieure d’art de Clermont Métropole (ESACM) en partenariat avec le DNMADE Matériaux – créateur verrier du lycée Jean Monnet, à Yzeure.

Une rencontre entre deux cultures pédagogiques

Dreamlands met face à face deux formations. D’un côté, 16 étudiant·es de l’ESACM, en année 3 et en master 1, qui préparent le DNA et le DNSEP dans le module « Fabrique les vallées de l’hydre ». De l’autre, 15 étudiant·es du DNMADE du lycée Jean Monnet, spécialistes du verre et de ses procédés de mise en œuvre.

Les deux groupes travaillent à partir d’un projet commun, mais chacun mobilise ses propres savoirs, méthodes et compétences. Les étudiant·es en art apprennent à produire des documents techniques précis et normés, destinés à des personnes qui réaliseront leur projet. Les étudiant·es verriers mettent leur savoir-faire au service d’intentions artistiques, tout en contribuant à les transformer au regard des contraintes et des possibilités du matériau. Pour les deux groupes, il s’agit d’apprendre à s’entourer, c’est-à-dire à travailler avec d’autres compétences et d’autres manières de faire.

 

Faire de la maquette une œuvre

Le point de départ est un travail de terrain et de réflexion sur les lieux scénographiés et les cités utopiques. Rencontres et déplacements doivent permettre aux étudiant·es de comprendre et d’analyser cette thématique, pour en faire la matière première de leur création. De ces analyses naissent des projets, des maquettes, des univers personnels, utopiques et oniriques.

L’ambition affichée est de montrer que la maquette peut être élevée au rang d’objet artistique, y compris avec un matériau a priori peu adapté à cet usage. Le verre impose en effet ses propres règles : transparence, opacité, fragilité, poids, lumière, couleur, échelle, assemblage. Les formes imaginées doivent être repensées au contact de ces propriétés. L’investigation du matériau devient ainsi une étape constitutive du processus de création, et non une simple phase d’exécution.

 

Ce que le projet cherche à transmettre

Dreamlands est l’occasion d’expérimenter une pédagogie fondée sur le croisement des disciplines et de l’apprentissage par le projet.

Il s’agit ainsi de confronter les pratiques d’accompagnement des deux établissements, de bénéficier d’un regard de spécialiste sur une technique et valoriser l’expertise de chacun.

Un projet estampillé Campus DMI

Retenu dans le cadre de l’appel à projets « Dialogue Design et Métiers d’Art » du Campus DMI (Campus des métiers et des qualifications d’excellence Design, matériaux & innovation Auvergne-Rhône-Alpes), Dreamlands bénéficie du soutien du projet De-MAIN – Programme d’Investissements d’Avenir, opéré par la Caisse des Dépôts.

Ce projet inscrit l’école au cœur d’un maillage partenarial au sein du Campus DMI et favorise ainsi une connaissance réciproque entre établissements, au bénéfice des étudiant·es dans leurs apprentissages et la conduite de leur projet d’études.

D’ici 2028, Dreamlands promet ainsi des cités miniatures, fragiles et lumineuses, nées de la rencontre entre l’art et le verre.